Créer une SASU coûte 175,45 € de frais obligatoires en 2026Cessation des paiements : 45 jours pour la déclarer, pas un de plusMise en sommeil : deux ans maximum, et la CFE reste dueKbis gratuit : trois façons légales de l’obtenirSASU ou EURL : 6 000 € de cotisations d’écart pour 80 000 € de rémunérationMicro-entreprise : 77 700 € de services, 188 700 € de ventes en 2026Créer une SASU coûte 175,45 € de frais obligatoires en 2026Cessation des paiements : 45 jours pour la déclarer, pas un de plusMise en sommeil : deux ans maximum, et la CFE reste dueKbis gratuit : trois façons légales de l’obtenirSASU ou EURL : 6 000 € de cotisations d’écart pour 80 000 € de rémunérationMicro-entreprise : 77 700 € de services, 188 700 € de ventes en 2026
L’analyse sectorielle avant de se lancer 149 €

Le plan de toute la vie d’une entreprise

Créer une entreprise, la gérer, la transformer, la transmettre

Dix lignes, une par étape de la vie d’une société. Choisissez votre station de départ : le plan s’allume sur le chemin à suivre.

Une main pointe une station sur un plan de réseau affiché au mur 10 lignes · 1007 stations
L’étude de marchéLe business planFinancer le projetL’étude de marchéLe business planComparer les statutsLa holdingComparer les statutsLa holdingComparer les statutsL’entreprise individuelleLa SCILe capitalLa domiciliationImmatriculation, Kbis et SIRETLa micro-entrepriseLa micro-entrepriseLa micro-entrepriseLa micro-entrepriseLa micro-entrepriseImpôts et comptesAssurer, embaucher, encadrerImpôts et comptesAssurer, embaucher, encadrerImpôts et comptesGrandirGrandirGrandirGrandirGrandirLe capitalChanger les statutsLe capitalChanger les statutsLe capitalLes procédures collectivesImpayés et trésorerieLes procédures collectivesImpayés et trésorerieLes procédures collectivesFermerFermerFermerFermerFermerCéder et transmettreCéder et transmettreCéder et transmettreCéder et transmettreCéder et transmettre1Idée & projet2Choisir son statut3Créer sa société4Micro-entreprise5Gérer & déclarer6Développer7Modifier sa société8Difficultés9Fermer sa société10TransmettreVOUS ÊTES ICI

Créer une entreprise en 2026

Créer une entreprise en France : ce que ça coûte, ce que ça prend

175,45 €de frais obligatoires pour créer une SASU en 2026 : l’annonce légale et le greffe, rien d’autre

Créer une entreprise en France coûte moins cher qu’on ne le croit et prend plus de décisions qu’on ne l’imagine. Le prix du greffe est fixé par arrêté : 37,45 € pour immatriculer une société commerciale, 66,88 € pour une société civile. L’annonce légale est forfaitaire depuis 2021 : 138 € pour une SASU, 144 € pour une SARL, 193 € pour une SAS, 185 € pour une SCI. Une micro-entreprise se déclare gratuitement sur le guichet unique de l’INPI, en vingt minutes, et reçoit son SIRET sous dix jours.

Ce qui coûte, c’est ce qui vient avant et après : le statut choisi sur un mauvais critère, le capital libéré trop vite ou trop peu, la domiciliation oubliée, la TVA mal cochée, la première déclaration URSSAF ratée. Chaque station de ce site répond à une de ces questions avec le montant, le délai, le formulaire et le texte qui l’impose — pour que le dossier passe du premier coup et que l’entreprise démarre sur le bon rail.

10 joursentre le dépôt d’un dossier complet au guichet unique et la réception du Kbis, en moyenne
1 €de capital minimum pour une SASU, une SAS, une SARL ou une EURL — la loi ne fixe plus de plancher
77 700 €le plafond de chiffre d’affaires de la micro-entreprise pour les prestations de services en 2026
45 joursle délai légal pour déclarer une cessation des paiements au tribunal de commerce


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Ligne 2 · choisir son statut

Quel statut juridique choisir pour son entreprise ?

C’est la décision qui commande toutes les autres : ce que vous paierez en cotisations, comment vous serez imposé, ce qui vous protège, ce que vous pourrez céder.

Neuf formes existent réellement pour une petite entreprise, et trois questions suffisent presque toujours à trancher. Êtes-vous seul ou à plusieurs ? Seul, le choix se joue entre la micro-entreprise, l’entreprise individuelle, l’EURL et la SASU. À plusieurs, entre la SARL et la SAS, la SCI si l’objet est un bien immobilier. Voulez-vous une protection sociale de salarié ou les cotisations les plus basses possibles ? Le président de SASU cotise comme un cadre, environ 80 % de charges sur le net versé, et il est couvert en cas d’arrêt maladie ; le gérant majoritaire de SARL paie environ 45 % et reste travailleur non salarié. Enfin, comptez-vous vous rémunérer en salaire ou en dividendes ? Les dividendes supportent la flat tax de 30 % mais, en SASU, aucune cotisation sociale.

La série « quel statut choisir pour un métier » traite ici trente-quatre professions du bâtiment et de l’artisanat — maçon, électricien, plombier, couvreur, élagueur, carreleur — parce que la réponse change avec la qualification requise, l’assurance décennale et le seuil de chiffre d’affaires de chacun. Le comparateur ci-dessous fait le même travail avec vos critères : cochez ce qui compte, la correspondance recommandée remonte en tête. La vérification de statut le fait ensuite avec vos chiffres.

StatutRégime social du dirigeantImpôtCapital min.Coût de créationResponsabilitéFiche de paieCéder

Le comparateur complet, 9 statuts



Le réseau

Les étapes de la vie d’une entreprise, ligne par ligne

Dix lignes, dans l’ordre où une société les emprunte. Chaque terminus rassemble les stations de l’étape, l’outil qui va avec et les chiffres de l’année.

Une entreprise ne suit jamais les dix lignes dans l’ordre du plan. Un auto-entrepreneur passe en société au bout de trois ans, une SARL change de gérant avant d’avoir déposé ses premiers comptes, une SAS lève des fonds puis se retrouve en sauvegarde. Les correspondances existent pour ça : depuis chaque station, les lignes qui croisent sont indiquées, et l’itinéraire se calcule d’un point à l’autre.


Ligne 3 · créer sa société

Les formalités de création : statuts, capital, annonce légale, guichet unique, Kbis

La création d’une société suit un rail que rien ne permet de raccourcir, mais que tout permet de rater. Les statuts d’abord : quatorze clauses obligatoires ou décisives, de la dénomination à la clause d’agrément, que le greffe lit ligne à ligne. Le dépôt du capital ensuite, à la banque, chez un notaire ou en ligne, contre une attestation sans laquelle le dossier n’avance pas. L’annonce légale dans un support habilité du département du siège, au forfait, avec les mentions dans l’ordre exigé. Puis le guichet unique : un seul formulaire, une trentaine d’écrans, les pièces au format demandé. Le Kbis arrive entre trois et dix jours plus tard, avec le SIREN, le SIRET du siège et le numéro de TVA intracommunautaire qui en découle.

  • Les statuts — la clause d’objet social trop étroite est la première cause de modification payante l’année suivante.
  • Le capital — libérer 20 % suffit en SARL, 50 % en SAS — mais l’IS à 15 % exige un capital entièrement libéré.
  • L’annonce légale — 138 € pour une SASU, 144 € pour une SARL, 193 € pour une SAS ; une mention manquante, et on republie.
  • Le guichet unique — le dossier est rejeté dans 30 % des cas au premier dépôt, presque toujours pour une pièce mal nommée.

Un bureau de créateur avec un extrait Kbis fraîchement imprimé


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Ligne 4 · micro-entreprise

Micro-entreprise ou société : où se trouve le point de bascule ?

Le régime le plus simple reste le bon tant que trois seuils ne sont pas franchis. Au-delà, chaque mois en micro coûte de l’impôt.

Seuil 137 500 €la franchise en base de TVA pour les services (41 250 € en seuil majoré) — au-delà, on facture la TVA dès le premier jour du dépassement
Seuil 277 700 €le plafond de la micro-entreprise en prestations de services — deux années consécutives au-dessus, et le réel s’impose au 1er janvier
Seuil 3188 700 €le plafond en ventes de marchandises et hébergement — la franchise de TVA s’arrête, elle, à 85 000 € (93 500 € majoré)
Le point de bascule≈ 45 000 €de bénéfice réel : à partir de là, déduire ses charges au réel et cotiser sur le net rapporte plus que l’abattement forfaitaire

Un graphiste à Lyon qui facture 52 000 € par an et loue un bureau 6 000 € paie en micro 24,6 % de 52 000 €, soit 12 792 € de cotisations, et son impôt sur 34 % de son chiffre d’affaires après abattement. Le même en EURL au réel cotise sur un bénéfice de 46 000 € moins sa rémunération, déduit son loyer, son matériel et ses déplacements, et choisit ce qu’il se verse. La différence dépasse 3 000 € par an dans le second cas, sans compter la retraite validée. La ligne 4 dit quand rester, et la ligne 3 comment passer.


Un agenda d’échéances ouvert et une calculatrice sur une table de café


Lignes 8 et 9 · difficultés, fermeture

Entreprise en difficulté : cessation des paiements, redressement, liquidation

45 jpour déclarer la cessation des paiements au tribunal, à compter du jour où l’actif disponible ne couvre plus le passif exigible

Une entreprise ne meurt pas d’un coup. Elle passe par des stations que la loi a nommées et datées : la mise en demeure, l’injonction de payer, les délais de paiement demandés à l’URSSAF, puis le mandat ad hoc, la conciliation, la sauvegarde — toutes avant la cessation des paiements — et enfin le redressement judiciaire avec sa période d’observation de six mois, ou la liquidation. Chaque étape ouvre des droits et en ferme d’autres. Le dirigeant qui déclare à temps garde la main ; celui qui attend s’expose à la faute de gestion, à l’interdiction de gérer et à la caution personnelle qu’il a signée à la banque trois ans plus tôt.

Fermer volontairement suit un autre rail, plus court et moins cher qu’on ne le dit : mise en sommeil pour deux ans au plus, ou dissolution anticipée, liquidation amiable et radiation — six mois, entre 300 et 900 € de frais, un boni ou un mali à la fin. Les stations les plus fréquentées du réseau sont ici : le rapport du liquidateur, la liste des pièces, le calendrier calculé à partir de la date de votre décision.



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Prochains départs

Les dernières stations publiées

Un sujet, une réponse chiffrée, la pièce à fournir. Toutes lignes confondues.


Lignes 7 et 10 · modifier, transmettre

Modifier sa société, puis la transmettre : cession de parts, fonds de commerce, donation

Une société vivante change : elle déménage son siège, prend un nouveau nom, augmente son capital pour faire entrer un associé, remplace son gérant, se transforme de SARL en SAS avant une levée de fonds. Toutes ces modifications suivent le même rail — décision des associés, procès-verbal, annonce légale, guichet unique — et coûtent entre 190 et 400 € selon qu’une annonce est requise. Les modèles de procès-verbaux les plus consultés du réseau sont ceux du transfert de siège et du changement de dénomination.

Vient un jour la dernière ligne : céder ses parts à un associé, vendre le fonds de commerce à un repreneur, donner l’entreprise à ses enfants sous pacte Dutreil avec 75 % d’abattement. La valorisation se fait en quatre méthodes qui donnent rarement le même chiffre, les droits d’enregistrement vont de 0,1 % pour des actions à 5 % pour des parts de SCI, et la garantie d’actif et de passif décide de ce que le vendeur doit encore trois ans après la signature.


Une poignée de main devant la vitrine d’une boulangerie


Avant de partir

Faire vérifier son statut avant de créer : 50 €, réponse écrite sous 48 h

Le statut se choisit une fois et se paie tous les mois. Avant de déposer le dossier, un questionnaire de dix minutes sur votre activité, votre chiffre d’affaires attendu, votre situation et ce que vous voulez faire de l’entreprise dans cinq ans ; sous 48 heures ouvrées, une note écrite qui tranche — le statut, la raison, le régime social et fiscal, le coût de création et les trois points à surveiller. Une décision posée avant le greffe, pas une transformation payante après.


    L’itinéraire complet, imprimable